L’ alimentation

Le Régime

Depuis 2017, de nouvelles recommandations diététiques sont en vigueur. Retrouvez-les en version abrégée et en français, ici. Nous remercions l’association suisse pour la galactosémie qui a effectué le travail de traduction et nous permet de mettre leur article à disposition de l’association française.

Ci-dessous, retrouvez le livret diététique de 2009, toujours valable (malgré les légères évolutions du régime!) (cliquer sur l’image pour visionner le pdf)

Diététique

Alimentation quotidienne des enfants

PRIORITÉ

Suppression totale de tous les aliments qui contiennent du galactose et du lactose : lait maternel, lait de vache, de chèvre, de brebis, d’ânesse et leurs dérivés. Les enfants galactosémiques ne doivent pas être allaités.

Or l’alimentation des nourrissons durant les six premiers mois est exclusivement lactée. La prescription d’un “aliment diététique destiné à des fins médicales, très pauvre en galactose” (formule infantile en poudre) est établie pour couvrir les besoins nutritionnels spécifiques à chaque âge.

Les formules infantiles en poudre pauvres en résidu galactose sont :

  • le Gallia Diargal
  • le Modilac SL (sans lactose)
  • le Guigoz Expert AD

La diversification démarre après l’âge de 6 mois par l’introduction progressive des céréales sans lait, des légumes, des fruits, de la viande, du poisson.

Après la première diversification
Après la première période de diversification, on pourra avec l’avis de son médecin spécialiste introduire d’autres aliments comme le chocolat, les œufs, le soja, et même le fromage affiné plus de 6 mois.

Le régime quantitatif qui correspond aux besoins nutritionnels en fonction de l’âge (ration), doit être réalisé par le diététicien pédiatrique de référence.

Le Calcium

Le contrôle des apports en calcium est essentiel, car à partir d’un certain âge les enfants ne consomment pas assez de “lait spécifique” pour couvrir leurs besoins. (voir tableau 1 ci-dessous)

Périodes de la vie 0 à 12 mois 1 à 3 ans 4 à 9 ans 10 à 12 ans adolescent et femme enceinte
Tableau 1 : besoins journaliers en calcium
Besoins journaliers
en calcium
(en mg)
400 500 à 600 800 1000 1200

Ces besoins sont corrélés à des apports suffisants en vitamine D (voir avec le médecin pour une éventuelle supplémentation).

La consommation de fromages affinés plus de 6 mois comme le comté peut aider pour les apports calciques. Pensez également aux eaux riches en calcium en boisson ou dans le biberon pour compléter en partie les apports : Contrex, Vittel…

Le fer

Toutes les formules sans lactose ne sont pas enrichies en fer et les apports peuvent être insuffisants à partir de l’âge de 5 mois, puis pendant la période initiale de la diversification , jusqu’à l’âge de deux ans, moment où les quantités de viandes et poissons consommées sont plus satisfaisantes pour couvrir les besoins en fer (voir avec le médecin pour une éventuelle supplémentation).

Le fer est un oligo-élément minéral qui entre dans la composition de l’hémoglobine des globules rouges, de la myoglobine des muscles, et de nombreuses réactions enzymatiques nécessaires à la respiration des cellules. Le fer est présent dans l’organisme en très petite quantité : 4 g chez l’homme et 2,5 g chez la femme.

Le fer apporté par l’alimentation est plus ou moins bien absorbé. On en distingue deux sortes : le fer héminique qui se trouve dans les viandes et les poissons, bien absorbé par l’organisme (10 à 30 % est absorbé) et le fer non héminique qui se trouve dans les céréales, les légumes secs, les fruits, les légumes. L’absorption du fer dépend aussi de la nature du repas et de présence dans le repas de substances qui favorisent ou freinent l’utilisation du fer par l’organisme ; ainsi la vitamine C stimule l’absorption du fer alors que le thé, le café et certaines fibres alimentaires gênent son absorption. Les besoins en fer de l’organisme sont plus élevés chez les enfants, les femmes en âge de procréer à cause des menstruations et chez les femmes enceintes et allaitantes.

Liste des Aliments

Principe du régime sans galactose

Il consiste en la suppression de tous les aliments contenant de galactose à l’état libre ou lié à d’autres sucres.
L’étude de la composition des aliments interpelle sur les quantités non négligeables de galactose libre ou lié, présents dans de nombreux aliments.
Afin de limiter les risques d’accumulation non contrôlée du galactose pendant les premières années de vie, une liste d’aliments «déconseillés» dans la petite enfance a été établie.

Les listes d’aliments établies permettent néanmoins une alimentation normale et variée avec l’utilisation d’aliments frais, sans les additifs déconseillés,
que l’on retrouve fréquemment dans les préparations industrielles du commerce.

Les principales sources de galactose sont :

  • Le lactose : Qui est composé de galactose et glucose et présent dans le lait (de tous les mammifères) et tous les produits laitiers dérivés.
  • Les polymères du galactose : Les galactolipides sont présents dans des abats, le jaune d’oeuf
  • Les oligosaccharides (stachyose, raffinose, verbascose) dans le soja et ses dérivés, certains légumes et fruits, le cacao.
Un régime sans lactose élaboré pour une intolérance au lactose n’est pas assez rigoureux ou strict pour traiter pendant
la petite enfance un patient atteint de galactosémie.
Groupes d’aliments
Interdits
Tableau 1 : Aliments interdits
LAITS
Tous les laits de mammifères :
Lait de femme
Laits de vache, chèvre, brebis, ânesse, jument
PRODUITS LAITIERS, FROMAGES
Yaourts, fromages frais, suisses, laits fermentés, desserts lactés
Tous les fromages
Fromages Suisses–>DECONSEILLE avant 3 à 10 ans
FORMULES INFANTILES
1er, 2ème âge, croissance
Toutes les préparations infantiles
Laits pour nourrissons
Les préparations de suite, de croissance
Laits hypoallergéniques
Laits partiellement délactosés, sans lactose
Laits acidifiés, antireflux,
Laits pour prématurés
MATIERES GRASSES
dérivées du lait
Beurre, beurres allégés, crème fraîche, margarines, margarines allégées
Sauces contenants ces matières grasses
VIANDES

OEUFS

Abats : cervelle, foie, ris de veau –>DECONSEILLE
Œufs en plat principal–>DECONSEILLE
Mayonnaise
SOJA
et produits dérivés
DECONSEILLE AVANT 3 ANS
Formules infantiles à base de soja
Prosobee® 1er et 2 ème âge
Gallia soja®
Modilac soja® 1er et 2 ème âge
Nutrilon soja® 1er et 2 ème âge
Jus de soja, farine de soja, crèmes dessert, « yaourt »
Préparations riches en farine, protéines de soja
Viandes, poissons
Charcuteries
Viandes et poissons cuisinées en sauce, farcies, panés : sous vide, surgelés, en conserve ou chez le traiteur
Quenelles et mousses de poissons,Surimi, Nuggets®
Toutes les charcuteries cuites artisanales et industrielles
Les jambons agglomérés
ALIMENTS DE L’ENFANCE
Petits pots : légumes, légumes viandes – poissons, compotes

Petits plats
Farines infantiles
Certains aliments infantiles homogénéisés contenant des ingrédients interdits
Farines infantiles lactées
LEGUMES
Légumes cuisinés avec sauces (lait, beurre, crème, tomate)
CEREALES
PAIN, FARINES

et dérivées
BISCUITS
Riz, semoules, mélanges de céréales cuisinés
Pâtes riches en œufs –>DECONSEILLE
Farines lactées, Maïzena®, Sauceline®
Pains enrichis, de mie, au lait, brioché
Viennoiserie, pizza etc…
Biscottes, Pain grillé du commerce
Pâtes brisées, feuilletées, sablées, au beurre
Biscuits et pâtisseries du commerce
Chapelure
Céréales pour petit-déjeuner contenant du lait et du chocolat
CONFISERIES
Cacao et ses dérivés : chocolat
Caramel, bonbons au beurre, à la crème
Crèmes glacées

Liste des produits

L’étiquetage des aliments

*

Aspects réglementaires

Les aliments sont tous soumis à une réglementation dans le but d’assurer la sécurité et l’information loyale des consommateurs.
Les dispositions réglementaires (Code de la consommation) évoluent et font régulièrement l’objet d’une harmonisation européenne.
Deux organismes interviennent
L’Agence Française de Sécurité Sanitaire des Aliments ou AFSSA est chargée de l’expertise scientifique des aliments et c’est la Direction Générale de la Concurrence de la Consommation et de la Répression des Fraudes (DGCCRF) qui contrôle le respect des dispositions du Code de la consommation.

L’étiquette est une véritable « carte d’identité » des aliments. Elle informe sur :

  • La recette : Les ingrédients utilisés sont énumérés par ordres décroissant de poids. Si l’ingrédient fait moins de 2 % de la recette, la liste des composants n’est pas requise.
  • La composition nutritionnelle de cette recette : Elle indique la valeur énergétique et les principaux nutriments de l’aliment.
  • Les ingrédients

En 2003, une nouvelle directive européenne a modifié l’étiquetage des aliments afin de permettre aux personnes allergiques de trouver sur les étiquettes
une information plus complète.(Directive 2003/89 du CE publiée le 25 novembre 2003 au JO de la CE L308/15)
Les allergènes les plus courants doivent êtres mentionnés. Parmi ceux-ci se trouve :

  • Le lait et produits laitiers y compris le lactose
  • Le soja et produits à base de soja
  • Les œufs et produits à base d’œufs
  • Autres allergènes : Poissons et produits à base de poisson, arachide et fruits à coques, céleri, moutarde,
    sésame, anhydrite sulfureux et sulfites en concentration de plus de 10 mg/kg ou mg/litre exprimées en SO2.
Principaux termes suggérant
  • la présence de lait (donc de galactose) inscrit sur l’étiquette :Lait (entier, demi écrémé, écrémé), poudre de lait, petit lait,
    lait caillé, lait de poule, lactose, lactosérum, lactoprotéines,(beta) lactoglobulines,(alpha ) lactalbumine,caséines – caséinates,
    Fromages, ferments lactiques, Protéines du lait ou animales non précisées,
    Matières grasses animales : beurre, babeurre,
    crème ou matières grasses non précisées , margarines
  • la présence de soja (donc du stachyose, raffinose) notés sur l’étiquette : Soja ou soya, protéines de soja, farine de soja, tofu, watto,
    tempeh, miso

Une liste de produits de grande consommation a été élaboré par AFGF.


*

Il est impératif de lire attentivement les informations
ci-dessous avant de consulter la liste proposée.

Ce site a été réalisé par quelques personnes
bénévoles
concernées par la maladie. Il a pour but
d’aider les consommateurs à découvrir de nouveaux produits qui
pourront rapidement être repérés grâce aux emballages
numérisés.

Cependant, la composition des produits peut changer
d’un jour à l’autre et il est impossible de mettre à jour ces
données quotidiennement. De ce fait, entre le moment où ce catalogue
a été constitué et le moment de l’achat du produit, sa
composition peut ne plus correspondre au régime de votre enfant, sans
que nous en soyions au courant et donc, sans que nous en soyions responsables.
C’est la raison pour laquelle, nous vous demandons donc de rester très
attentifs et de continuer à lire les étiquettes régulièrement

De plus, le régime proposé peut varier considérablement
d’une personne à l’autre. Nous avons fait le choix de sélectionner
les produits dont l’emballage ne mentionnait pas les termes
suivants : lait,
lactose, lactosérum, lactoprotéines, caséines, matières
grasses animales ou matières grasses non précisées, gélifiants,
caséinates, lactates, lactalbumine, fromage, crème, beurre, foie
.

Nous n’avons pas exclu les produits portants les mentions ” traces de
lait ” et ” produit fabriqué dans une usine qui utilise du
lait “.

Certaines personnes ne consomment pas de soja, de cacao, de tomates, de fruits
exotiques, certains légumes secs (…), nous leur proposons donc de lire
attentivement les étiquettes des produits proposés.

Les Médicaments

Il faut être attentif à la composition de certains médicaments. Ils peuvent contenir du galactose, lactose en excipient: gélules, cachets…

A chaque prescription médicale, leur composition doit être vérifiée par le médecin traitant ou le pharmacien.

N’hésitez donc pas à consulter sur le VIDAL avec votre médecin ou votre pharmacien.

Les suppléments en calcium médicamenteux
Attention aux carences en calcium : une supplémentation est nécessaire !
  • Carbonate de chaux 1g = 400 mg de calcium
  • Calcium Sandoz® effervescent 1cp = 500 mg de calcium
  • Eucalcic® sachet de 15 ml = 1.2 g de calcium
  • Orocal® 1 cp = 500 mg de calcium
  • Calperos® 1 cp = 500 mg de calcium

La liste n’est pas exhaustive